La compagnie La Vagabonde

La Vagabonde parie sur le chemin, trace sa route et tente, dans son sillage, de donner à entendre le mouvement du monde et des idées.

La Vagabonde se soucie en premier lieu de dire. Elle s’empare des histoires, des textes, des récits, et s’amuse à faire claquer les mots sur la langue en jouant du corps et de la voix. Elle s’accompagne de sons souvent, d’objets parfois.

La Vagabonde dit ce qu’elle veut et ce qu’elle aime à tout le monde à peu près n’importe où.

La Vagabonde ne dit pas n’importe quoi, elle cherche le frisson, le vacillement du sens, l’humeur vagabonde, les mots justes et beaux pour elle et pour celles et ceux qui se trouveraient sur son chemin tempétueux et délicat.

Pour ce faire, elle propose des lectures à voix haute, des lectures musicales, des lectures spectacles, des lectures spectaculaires en somme, pour un public petit et grand. Nous sommes vigilants à la « nomadité » de nos créations. Pouvoir facilement, légèrement se déplacer là où ça nous chante, là où on nous fait signe.

La Vagabonde se penche sur les textes et les romans écrits par Agnès Debacker et s’ouvre à d’autres univers selon les passions et les rencontres.

C’est aussi un lieu où nous pourrons nous rencontrer le temps d’une séance de lecture à voix haute : donner de la voix aux albums, aux romans dans une intimité recherchée, au chevet, dans un confortable canapé, ou pour un groupe de personnes dans des lieux improbables ou tout à fait identifiés. Un espace de créativité pour mettre les mots en forme à travers des ateliers d’écriture imaginative, un moment dédié à la littérature de jeunesse, pour mieux la reconnaître et la donner à entendre par une formation toute dédiée.

Agnès debacker

Un souvenir vivace me tient lieu d’assise. Mon livre « de lecture » en classe de CE2. Il y avait les livres normaux et il y avait celui-ci, « de lecture ». Celui qu’on lisait à voix haute. Ce livre était vieux, abîmé, jauni et son récit plutôt aride (une sombre histoire de vagabond traînant ses guêtres sur un terrain vague). Simplement, lorsque la maîtresse demandait qui souhaitait lire un passage, je me serais déboité les deux bras pour qu’elle me choisisse. Ainsi, avant d’aimer lire tout court, j’ai aimé lire à voix haute des récits arides parlant de garçons perdus sur des terrains vagues devant toute une classe.

Je vous passe quelques détails beaucoup moins essentiels dans mon parcours que cette anecdote fondatrice, pour arriver au jour ou je n’ai pu quitter Alice de Alice au pays des merveilles. J’ai écrit une histoire inspirée de cet univers « carrollien » dont je ne pouvais me défaire. Mon premier roman est né. Il s’appelle Ma chère Alice. Suivront une histoire de chaperon rouge : Le jour d’Igor et une histoire de cœur : L’arrêt du cœur ou comment Simon découvrit l’amour dans une cuisine.

Ainsi, de la passion des lectures à voix hautes, j’en suis venue à aimer profondément la littérature et cet amour a creusé le sillon de l’écriture pour toujours revenir à ce point de départ essentiel et impérieux : lire et donner à entendre.

LES LIVRES D'AGNÈS
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